Par Marie-Christine TABET Le Journal du Dimanche
Anticipant un probable retour du virus à l'automne, le gouvernement va débourser près d'un milliard d'euros pour acheter des vaccins. Objectif: immuniser tous les Français. Les autorités annonceront à l'automne si elles choisissent de rendre le vaccin obligatoire. “Nous serons prêts à opérer dans un laps de temps très court”, explique-t-on au ministère de la Santé.
Mexico a déjà oublié les heures noires de la grippe porcine et l'Europe, ses angoisses d'une épidémie ravageuse. Pourtant, la France prépare un plan de bataille sans précédent pour cet automne, avec, à la clé, une campagne de vaccination obligatoire pour tous les Français de plus de 3 mois. Selon nos informations, l'Etat veut passer commande de 100 millions de doses de vaccin contre la grippe A à trois laboratoires (GlaxoSmithKline, Sanofi et Novartis). Ce stock devrait permettre de faire face au pire des scénarios: celui d'une pandémie hivernale. En 1918, la grippe espagnole avait, elle aussi, marqué le pas au printemps avant de revenir à l'automne, tuant 40 millions de personnes. Mais à l'époque, il n'y avait pas de vaccin... Les industriels viennent tout juste de récupérer les cellules souches nécessaires et lancent ces jours-ci en urgence la fabrication des doses. Au ministère de la Santé, les réunions sur le sujet s'enchaînent. Depuis une dizaine de jours le calendrier s'est même accéléré.
Les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) font état de 15 510 cas dans 53 pays et de 99 morts. Au début du mois, l'apparition d'un foyer autonome au Japon, chez une personne qui n'avait pas voyagé, a fait monter la tension d'un cran chez les experts de l'OMS à Genève. En France, le virus s'est même invité aux préparatifs du 65e anniversaire du débarquement du 6 juin. Une fonctionnaire de 54 ans qui travaille pour l'administration américaine a été hospitalisée à Caen. C'est le 24e cas recensé sur le sol national.
Cibler des publics particuliers?
Vendredi soir, les différents experts du gouvernement se sont retrouvés à Matignon en réunion interministérielle pour affiner le plan français. C'est une campagne d'une ampleur inégalée qui se prépare... d'un coût estimé à près d'un milliard d'euros. A titre de comparaison, chaque année, les autorités sanitaires invitent quelque 9 millions de personnes, principalement des adultes de plus de 65 ans, à se faire vacciner contre la grippe saisonnière. Cette fois-ci, en commandant 100 millions de doses du futur vaccin, l'Etat veut pouvoir, en cas de retour massif du virus, protéger tous les Français. “Nous serons prêts à opérer dans un laps de temps très court”, explique-t-on au ministère de la Santé. Du jamais vu.
Dans un tel schéma, médecins et infirmières seraient réquisitionnés. Les entreprises, les administrations, les écoles, les crèches seraient également sur le pied de guerre. Et selon le professeur Anne Laude, codirectrice de l'Institut droit et santé à l'université Paris-V-Descartes, “personne n'aurait le droit, sauf dans le cas d'une contre-indication médicale, de refuser de se soumettre à une telle vaccination. S'y soustraire à titre individuel, ce serait prendre le risque de contaminer autrui.” Dans la pratique, pour enrayer une épidémie, les spécialistes considèrent qu'il suffit de vacciner 70 à 75% de la population. Ce qui laisserait une marge de liberté aux plus récalcitrants... Avant d'arriver à une telle situation, les autorités pourront également choisir de cibler des publics particuliers.
Vaccination obligatoire: décision à l'automne
Les traumatismes laissés par plusieurs crises sanitaires successives, du sang contaminé à la canicule en passant par la vache folle, ont rendu les politiques d'une très grande prudence. “Depuis 1993 nous avons mis en place un groupe d'experts qui n'a jamais cessé de travailler sur le sujet de la grippe, nous étions déjà les mieux préparés à une pandémie de grippe aviaire, explique Jean-Claude Manuguerra, virologue à l'Institut Pasteur, la France a, par ailleurs, une tradition jacobine et centralisatrice qui facilite la mise en pace d'un système de prévention efficace.”
La communication autour d'un tel programme de vaccination de masse ne sera pas simple. “Nous jouons la transparence, explique un porte-parole du ministère de la Santé, mais c'est à l'automne que l'on saura exactement comment évolue ce virus. Nous nous appuierons sur trois piliers: les masques, les antiviraux et les vaccins.” La vaccination, lorsqu'elle devient obligatoire, n'est pas un acte anodin, soulignent tous les experts. Il faut évaluer le bénéfice de la mesure au regard des risques éventuels. Les accidents, certes peu fréquents pour ce type de vaccin, existent toujours. “Dans ce genre de domaine, on n'est jamais assez prudent”, réplique un proche du président de la République. La décision politique balance toujours entre deux risques : celui de pêcher par excès de précaution, quitte à paniquer la population, et celui de ne pas être prêt à temps. Entre les laboratoires, les autorités sanitaires et le virus, une course contre la montre est lancée.
Source :
http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200922/le-plan-secret-contre-la-grippe-a_213201.html#reactions
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Le virus de la grippe porcine est décrit comme étant complètement une nouvelle souche de grippe, un mélange intercontinental de virus humain, aviaire et porcin. Pourtant, il n'y a eu aucune infection de porcs au A-H1N1 qui ait été rapportée.
Selon une source [3] connue de l'ancien fonctionnaire à la National Security Agency (NSA), Wayne Madsen, « Un éminent scientifique de l'Organisation des Nations Unies, qui a étudié le déclenchement du virus meurtrier Ebola en Afrique, ainsi que les victimes du VIH / sida, a conclu que le H1N1 possède certains « vecteurs » de transmission qui suggèrent que la nouvelle souche de grippe a été génétiquement fabriquée en tant qu'arme de guerre biologique militaire.
Madsen affirme que sa source de même qu'une autre [source] en Indonésie « sont convaincus que l'actuelle épidémie causée par une nouvelle souche de la grippe porcine dans certaines régions du Mexique et des États-Unis, est le résultat de l'introduction d'un agent pathogène humain fabriqué qui pourrait entraîner une vaste pandémie mondiale, avec des conséquences potentiellement catastrophiques sur les voyages et les échanges commerciaux nationaux et internationaux. »
Toutefois, il est important de souligner qu'il est encore trop tôt pour affirmer cette hypothèse. Nous devons garder à l'esprit que le nombre de victimes est relativement faible si l'on considère le fait que des centaines de milliers de personnes au Mexique contractent chaque année, des maladies infectieuses liées à la pauvreté comme la tuberculose et la malaria [4].
Fort Detrick, là où se trouvent les installations du centre de commandement médical de l'US Army et qui est à l'origine des attaques à l'anthrax de 2001, attire à nouveau les soupçons au sujet de la panique entourant la grippe porcine après qu'il eut été révélé que des enquêteurs sont en train de déterminer si des échantillons de virus ont récemment disparus de ses laboratoires de recherches.
« Chad Jones, porte-parole de Fort Meade, dit que le Commandement des enquêtes criminelles de l'US Army enquête sur la possibilité que des échantillons de virus soient manquants de l'US Army Medical Research Institute of Infectious Diseases (USARMRIID)», selon The Frederick News [5].
En février, l'USAMRIID interrompait leur travail lorsqu'on a découvert que des échantillons de virus étaient absents des inventaires. Les enquêteurs de crimes de l'US Army Criminal Investigation Division, une unité de Fort Meade, enquêtent actuellement à savoir si des échantillons de virus sont manquants dans le plus important laboratoire biologique de l'US Army. Ce laboratoire fait également des études sur des agents pathogènes tels que le virus Ebola, l'anthrax et la peste.
De toute évidence, à la lumière de l'actuelle crise de grippe porcine et de la possibilité que la nouvelle souche soit d'origine synthétique, le fait que des échantillons de virus puissent avoir disparus du même laboratoire de recherche de l'Armée d'où est sortie la souche d'anthrax de 2001, est extrêmement préoccupant.
Une enquête conjointe du FBI et du ministère de la Justice de 2008 a conclu que Bruce Edwards Irvins, un microbiologiste, « vaccinologue » et chercheur senior dans le domaine de la biodéfense à la United States Army Medical Research Institute of Infectious Diseases (USAMRIID) à Fort Detrick au Maryland, était responsable d'avoir posté de l'anthrax aux membres du Congrès et aux médias en septembre et octobre 2001.
Le fait que Irvins se soit apparemment suicidé peu de temps avant que soit faite cette annonce a amené plusieurs personnes à croire qu'il était le bouc émissaire d'un vaste complot. Malgré les circonstances suspectes, aucune autopsie n'a été effectuée sur le corps de Irvins. Son avocat était certain que Irvins, qui a coopéré tout au long des 6 années qu'a duré l'enquête, était innocent des cinq décès reliés à l'anthrax.
Le ministère de la Justice a d'abord considéré le Dr Steven Jay Hatfill comme un important suspect dans les attaques à l'anthrax, mais il a par la suite poursuivi le gouvernement et il a reçu 5,8 millions de dollars en dommages et intérêts. Un article du New York Times [6] au sujet du suicide de Irvins posait l'hypothétique question : « Que ce serait-il produit si le Dr Hatfill s'était suicidé en 2002, tel que le craignaient ses amis? Est-ce que les enquêteurs auraient alors publié leur conclusion et déclaré que l'auteur était mort? »
Traduction libre de Dany Quirion pour Alter Info
Source : http://www.prisonplanet.com/is-swine-flu-a-biological-weapon.html
Notes
i[[1] Prison Planet.com: http://prisonplanet.com
[2] quick to deny such claims: http://www.qnaol.net/QNAEn/News_Bulletin/News/Pages/09-04-26-2033_776_0064.aspx
[3] According to a source: http://onlinejournal.com/artman/publish/article_4631.shtml
[4] Image: http://www.prisonplanet.tv/
[5] The Frederick News: http://www.fredericknewspost.com/sections/news/display.htm?StoryID=89293
[6] A New York Times piece: http://www.nytimes.com/2009/01/04/us/04anthrax.html?hp

